Orchard House : l'endroit où Louisa May Alcott a écrit Les Quatre Filles du docteur March
Cette très ancienne demeure de Concord, dans le Massachusetts, nommée Orchard House, possède une histoire littéraire fascinante. Le roman tant apprécié « Les Quatre Filles du docteur March » y a été écrit !
Les personnages fictifs de Meg, Jo, Beth et Amy March étaient en partie inspirés de la famille réelle de l'auteure Louisa May Alcott, et le cadre était basé sur Orchard House, la maison familiale.
En 1857, Bronson Alcott, le père de Louisa May Albott, acquit pour 945 dollars un domaine de 12 acres comprenant un manoir et une petite ferme de métayers, présente sur la propriété depuis les années 1660. Bronson et sa famille déplacèrent la petite ferme et l'adossèrent à l'arrière du manoir. Le domaine abritait un verger de 40 pommiers, une aubaine pour les Alcott, végétariens convaincus, qui baptisèrent ainsi la demeure « Orchard House ».
Les Alcott avaient mené une vie nomade jusqu'à leur arrivée à Orchard House, ayant déménagé plus de vingt fois, notamment lors d'un séjour dans une communauté agricole. Orchard House était enfin un lieu où ils pouvaient s'enraciner.
Aujourd'hui, la maison est un musée, une demeure ancienne remarquablement bien conservée telle qu'elle était à l'époque où la famille Alcott y vivait.
Ironie du sort, les Alcott avaient déjà vécu à plusieurs reprises dans la région de Concord. Ils avaient même vendu l'une de leurs anciennes maisons à Nathaniel Hawthorne, leur voisin discret pendant de nombreuses années.
Orchard House et la maison Hawthorne font partie de ce que les spécialistes de littérature appellent « l'American Mile », une portion de route qui comprend également l'ancienne demeure de Ralph Waldo Emerson.où Henry David Thoreau et les Alcott étaient des visiteurs fréquents.
La salle à manger
On dit que la salle à manger était un lieu de rencontre où de nombreux visiteurs discutaient et débattaient des questions brûlantes de l'époque : la réforme sociale, l'abolition de l'esclavage et les droits des femmes.
House Crazy Sarah a inclus quelques photos historiques de l'intérieur d'Orchard House pour vous donner une idée de son faible degré de changement au fil des ans.
Le salon
Orchard House est entièrement meublée d'antiquités datant du milieu du XIXe siècle, et on estime qu'environ 80 % de ces meubles appartenaient à la famille Alcott.
L'étude
Curieusement, Les Quatre Filles du docteur March n'est pas le seul livre écrit dans cette maison d'écrivains. Le père de Louisa, Bronson, y a également écrit Ralph Waldo Emerson (1865 ; publié en 1882), Tablets (1868), Concord Days (1872) et Table Talk (1877).
La chambre de Louisa
Louisa a écrit Les Quatre Filles du docteur March dans sa chambre, sur un bureau en demi-cercle que son père avait fabriqué pour elle entre deux fenêtres. Il s'y trouve encore aujourd'hui.
Puisque la maison est aujourd'hui un musée, vous pouvez entrer et vous tenir dans la pièce même où Louisa a créé ses personnages adorés.
Orchard House (vers 1650) possède une riche histoire remontant à deux siècles avant même que les Alcott n'y débarquent, et est un musée public depuis plus de 100 ans.
Fernande assise sur le seuil d' Orchard House le 30 août 1998
1933 : Les Quatre Filles du docteur March, de George Cukor (version avec Katharine Hepburn, Jean Parker, Spring Byington et Edna May Oliver)
1949 : Les Quatre Filles du docteur March, de Mervyn LeRoy (version avec June Allyson, Elizabeth Taylor, Janet Leigh et Mary Astor)
1994 : Les Quatre Filles du docteur March, de Gillian Armstrong (version avec Winona Ryder, Kirsten Dunst, Susan Sarandon et Claire Danes)
2019 : Les Filles du docteur March, de Greta Gerwig (version avec Saoirse Ronan, Florence Pugh, Emma Watson, Eliza Scanlen, Laura Dern et Meryl Streep et Timothée Chalamet)
Les Quatre Filles du docteur March
Les Quatre Filles du docteur March (titre original : Little Women) est un roman de l’autrice américaine Louisa May Alcott, publié dans un premier temps en deux volumes. Le premier parut en 1868 et le second en 1869. À sa sortie, le premier volume connut un franc succès, autant dans la presse qu'auprès du public, tant et si bien que l'auteure compléta son œuvre par un second volume, sorti en 1869. L'histoire de ces quatre sœurs a connu d'autant plus de succès qu'elle a fait écho au quotidien de nombreuses familles américaines ayant vécu la guerre de Sécession.
Ce roman est tiré de l'expérience personnelle de Louisa May Alcott qui avait trois sœurs. Par ailleurs, le personnage de Jo semble inspiré de l'auteure elle-même. On peut ainsi considérer qu'il s'agit d'une autobiographie romancée.
En France, le roman a paru pour la première fois en 1880 aux éditions J. Hetzel sous le titre Les Quatre filles du docteur Marsch, traduit et adapté au goût de l'époque par Pierre-Jules Hetzel sous son nom de plume de P.-J. Stahl, dans la collection « Bibliothèque d'éducation et de récréation ».
Simone de Beauvoir écrit à son sujet, dans Mémoires d'une jeune fille rangée (1958) : « Il y eut un livre où je crus reconnaître mon visage et mon destin : Les Quatre filles du Docteur March, de Louisa May Alcott. »
Résumé
L’action se déroule aux États-Unis, pendant la guerre de Sécession. En l’absence de leur père Robert, pasteur nordiste engagé comme aumônier dans le conflit, quatre jeunes sœurs issues de la classe moyenne de la société font face aux difficultés de la vie quotidienne en ce temps de guerre : la raisonnable Margaret (surnommée Meg), l'intrépide Josephine (surnommée Jo), la charitable Elisabeth (surnommée Beth) et l'orgueilleuse Amy. Elles vivent à Concord dans l'État du Massachusetts avec leur mère et leur fidèle domestique, Hannah. Autrefois riche, la famille March a été ruinée lorsque Robert March a fait faillite en aidant un ami dans ses affaires. Malgré cela, elle est heureuse, fait toujours preuve de bon sens, de générosité et de bienveillance et n'oublie pas d'aider plus pauvre qu'elle.
Personnages
1. Margaret « Meg » March est l'aînée des quatre filles du pasteur March. Âgée de seize ans au début de l’histoire, elle est très jolie, intelligente, discrète avec des cheveux châtain foncé ou bruns. Elle se montre également envieuse envers les plus fortunés et fait preuve d’un peu trop de coquetterie. Elle s’entend bien avec ses sœurs. Plus proche de Jo par l’âge, elle prend cependant la plus petite, Amy, sous son aile.
2. Josephine « Jo » March est la deuxième des quatre filles March. Au début de l’histoire, elle est âgée de quinze ans. Audacieuse, impulsive, généreuse et très courageuse, avec des manières brusques, elle a pour principal défaut d’être colérique. Elle demande à sa mère, dont elle a hérité ce défaut, de l'aider à le maîtriser. Ses longs cheveux noirs sont « sa seule beauté », mais elle les vend pour aider sa famille. Elle s'entend bien avec Meg, se dispute souvent avec Amy, protège la timide Beth. Passionnée de littérature, Jo aime plus que tout lire et écrire et veut devenir écrivain. Elle compose des pièces de théâtre dans lesquelles ses sœurs jouent. Garçon manqué et frondeuse, Jo est un personnage féministe avant l'heure ; son caractère rappelle beaucoup celui de Louisa May Alcott. Jo n'admet pas de ne pas pouvoir participer à la guerre parce qu'elle est une fille. Elle est très attachée à Meg et a beaucoup de mal à accepter son mariage.
3. Elisabeth « Beth » March est une jeune fille douce, évitant les conflits. Âgée de treize ans au début du récit, elle est extrêmement timide et renfermée. C’est pour cette raison qu’elle n'est pas scolarisée. Son père lui donnait des leçons, mais depuis qu’il est parti sur le front, elle travaille seule. La musique et les chansons la passionnent, mais elle ne dispose que d'un vieux piano désaccordé chez elle. La musique la rapproche de son voisin, James Laurence. Elle aime beaucoup s’occuper des autres, notamment de ses nombreuses poupées et de ses chatons. Elle tombe gravement malade en aidant une famille très pauvre dont les enfants avaient contracté la scarlatine, et en reste très affaiblie (le bébé de cette famille est notamment mort de la scarlatine sur ses genoux ce qui fait qu'elle l'a contractée).
4. Amy March est la plus jeune des sœurs March. À onze ans au début de l’histoire, elle fait preuve d'un fort caractère en voulant à tout prix surpasser ses sœurs. Capricieuse, orgueilleuse, coquette, elle accepte difficilement que ses sœurs ne se plient pas à sa volonté. Elle brûle ainsi un manuscrit de Jo pour se venger de ne pas l'avoir emmenée voir une pièce de théâtre. Passionnée par l’art, elle aimerait devenir une artiste célèbre. Elle trouve dans la prière les forces qui lui permettent de s’améliorer. Elle décide aussi plus tard de ne plus être vaniteuse.
5. Mary « Marmee » March, la mère, est le cœur et l’âme de la maison. Elle s’occupe seule de ses filles, aidée par leur domestique Hannah, pendant l’absence du père. Elle est très engagée dans des actions caritatives visant à soutenir les troupes nordistes. Elle est également très proche de ses filles à qui elle transmet de bonnes valeurs.
6. Robert March, le père, est pasteur. Issu d’une riche famille WASP (White Anglo-Saxon Protestant, protestant anglo-saxon blanc), il a perdu sa fortune en voulant aider un ami. Il s'est engagé aux côtés des Nordistes en tant qu'aumônier pendant la guerre de sécession, alors que son âge l’en exemptait. Il tombe malade au front, ce qui conduit son épouse à venir le rejoindre à Washington afin de le soigner. Le titre de « docteur » dans la traduction française provient de l'éditeur, P.-J. Stahl, qui aurait probablement cherché à effacer ainsi le caractère chrétien du personnage.
7. Tante March est la sœur de Robert March. Sans enfant, après que son frère a perdu sa fortune, elle lui propose d’adopter une de ses filles en échange d’une rente. Robert et Mary March ont décliné l’offre, préférant vivre modestement avec leurs quatre filles. Tante March en reste profondément meurtrie : elle rompt ses relations avec la famille de son frère, et la déshérite. Toutefois, elle embauchera Jo comme lectrice et, lorsque Beth contractera la scarlatine, accueillera Amy chez elle malgré le risque d'infection. Tante March dispose de deux maisons, une en ville et une à la campagne : Plumfield. Elle vit avec son caniche, son perroquet et ses domestiques, notamment Esther, une servante française qui s'appelait Estelle mais que Tante March a accepté d'embaucher à la condition qu'elle change de nom. Malgré son aspect froid, elle est d'une nature très bienveillante.
8. Théodore « Laurie » Laurence est un jeune homme, proche ami de la famille March, et plus particulièrement de Jo. Sa mère était une musicienne italienne. Orphelin, il a été élevé par son grand-père, James Laurence qui est le voisin de la famille March. Après avoir fait ses études dans un collège à Vevey, en Suisse, où il n'avait pas le droit de parler une autre langue que le français, Laurie est revenu vivre chez son grand-père. Son précepteur, John Brooke, lui donnait quotidiennement des cours afin que Laurie réussisse le concours d'entrée à l'université. Le jeune homme voudrait parcourir le monde, mais son grand-père tient à ce qu'il fasse des études afin de pouvoir lui succéder dans ses affaires. Il a une santé fragile. Très proche de Jo, elle refusera de l'épouser. Il rencontre Jo lors d'une soirée organisée par Mme Gardiner et se liera d'amitié avec les filles rapidement. Lors d'un voyage en Europe, il retrouve Amy qui étudie le dessin, et finira par l'épouser.
9. James Laurence est le grand-père de Laurie. L'éducation rude qu'il prodigua à son petit-fils conduisit celui-ci à s’enfuir en Europe. M. Laurence n'accepta pas le mariage de son fils avec une musicienne, ce qui éloigna encore plus le père du fils. Il recueillit son petit-fils Laurie après la mort accidentelle des parents de l’enfant. Il avait aussi une fille, morte très jeune, qui jouait du piano. Beth et sa passion pour la musique lui rappellent beaucoup sa fille. Homme d'affaires accompli, il souhaite que Laurie aille à l'université afin de pouvoir lui succéder après sa mort. S'il a tiré les leçons de sa rupture avec son fils, il a tendance à trop vouloir imposer à Laurie ses décisions. Il offre un piano à Beth.
10. John Brooke est le précepteur de Laurie. Il doit lui permettre d'aller à l’université, mais Laurie a tendance à maltraiter son professeur. John Brooke n’est pas issu d’une famille riche et il semble qu'il n’ait plus de famille, ce qui le détermine à rejoindre l'armée des Nordistes une fois que Laurie sera à l'université. Il accompagne Mrs. March lorsqu'elle se rend à Washington, pendant plusieurs semaines, pour rendre visite à son mari tombé gravement malade. À leur retour, il épouse Meg.
Musique : Sir Edward Elgar (1857 - 1934)
Works for piano - Dream Children Op. 43 : 1 Andante (1902) - 2,31 Mo - 2 mn 39 :
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